Le baromètre entreprendre est devenu une référence pour comprendre les aspirations, difficultés et besoins des entrepreneurs en France. Vous y trouvez des données concrètes sur la création d’entreprise, les freins principaux et les leviers d’action, utiles autant pour les porteurs de projet que pour les acteurs publics ou privés. Cet outil livre une photographie annuelle de l’écosystème entrepreneurial français, révélant aussi bien les dynamiques positives que les points de blocage. Découvrons ensemble comment lire ce baromètre, ce qu’il révèle vraiment, et surtout comment en tirer parti pour vos propres décisions.
Panorama du baromètre entreprendre et de ses grands enseignements

Le baromètre entreprendre synthétise les tendances clés de l’entrepreneuriat : envie de se lancer, obstacles, soutien perçu, réalités de terrain. Vous avez besoin d’une vision claire, rapide et fiable pour orienter vos choix, sans perdre de temps dans des rapports complexes. Cette première partie vous donne les réponses essentielles, puis vous guide vers une compréhension plus fine des chiffres qui comptent vraiment.
Comment le baromètre entreprendre est construit et qui y participe réellement
Ce baromètre repose sur des enquêtes menées auprès de porteurs de projet, dirigeants et parfois étudiants. Les organismes qui pilotent ces études sollicitent généralement des échantillons représentatifs de plusieurs milliers de personnes, réparties sur l’ensemble du territoire français. Les questionnaires sont conçus pour mesurer à la fois l’intention d’entreprendre et les obstacles perçus.
Les méthodologies varient d’une édition à l’autre, mais incluent souvent des focus sur des publics spécifiques : jeunes de moins de 30 ans, femmes entrepreneures, habitants de zones rurales ou de quartiers prioritaires. Certaines éditions intègrent également des comparaisons internationales pour situer la France par rapport à ses voisins européens.
Comprendre qui répond et comment les questions sont posées vous aide à mieux interpréter les résultats. Un baromètre réalisé principalement auprès de créateurs déjà lancés donnera des insights différents d’une enquête centrée sur les intentions. Cette distinction vous évite de surestimer ou minimiser certaines tendances.
Les indicateurs clés à regarder en priorité dans le baromètre entreprendre
Les indicateurs les plus suivis concernent l’intention d’entreprendre, mesurée par le pourcentage de répondants envisageant de créer une entreprise dans les 3 à 5 ans. Le passage à l’acte compare cette intention aux créations effectives, révélant un écart souvent significatif.
Les freins sont décortiqués en plusieurs catégories : financiers (manque d’apport, difficulté d’accès au crédit), administratifs (complexité perçue des démarches), et psychologiques (peur de l’échec, manque de confiance). D’autres données portent sur l’accès à l’accompagnement, la connaissance des dispositifs d’aide, et la perception du risque entrepreneurial.
| Indicateur | Ce qu’il mesure |
|---|---|
| Intention d’entreprendre | Pourcentage de personnes envisageant de créer |
| Passage à l’acte | Part de ceux qui franchissent le pas réellement |
| Freins financiers | Obstacles liés au financement et à l’apport |
| Freins administratifs | Complexité des démarches et réglementations |
| Perception du risque | Niveau de crainte face à l’échec |
Se concentrer sur ces quelques repères vous permet de dégager rapidement des tendances utiles, avant d’entrer dans le détail des segments par âge, secteur ou territoire.
Que révèle le baromètre sur les envies et freins à entreprendre aujourd’hui
Le baromètre montre généralement une forte envie d’entreprendre en France, avec près d’un tiers des personnes interrogées déclarant y avoir pensé sérieusement. Pourtant, le passage à l’acte reste plus limité : environ 10% franchissent réellement le pas dans les délais envisagés.
Les principaux freins restent la peur de l’échec, citée par plus de 40% des répondants, suivie de l’incertitude financière et de la complexité perçue des démarches. Le manque de soutien familial ou professionnel apparaît également comme un obstacle majeur, particulièrement pour les femmes et les jeunes.
En croisant ces données, vous comprenez mieux pourquoi certains profils renoncent. Par exemple, un porteur de projet issu d’un milieu non entrepreneurial cumule souvent plusieurs freins psychologiques et informationnels. Identifier ces zones de friction permet de concentrer les efforts d’accompagnement là où ils auront le plus d’impact.
Tendances de l’entrepreneuriat en France mises en lumière par le baromètre

Au-delà des intentions, le baromètre entreprendre fait apparaître des évolutions fortes : profils des créateurs, secteurs porteurs, rôle du numérique, poids des crises économiques. Vous y voyez comment l’écosystème entrepreneurial se transforme, territoire par territoire et génération par génération. Ces tendances vous aident à relier les chiffres à la réalité de votre activité ou de votre projet.
Comment les profils d’entrepreneurs évoluent selon le baromètre entreprendre
Les baromètres récents soulignent la montée en puissance des jeunes entrepreneurs, avec une augmentation notable des créateurs de moins de 35 ans. Les reconversions professionnelles explosent également : de plus en plus de salariés expérimentés se lancent après 45 ans, souvent par recherche de sens ou suite à une période de chômage.
Les femmes entrepreneures gagnent du terrain, passant de 30% à près de 40% des créateurs selon les dernières éditions. Elles privilégient souvent les services, le conseil et les métiers du bien-être, tout en rencontrant encore des difficultés spécifiques d’accès au financement.
On observe aussi davantage de projets hybrides, mêlant salariat et entrepreneuriat, notamment via le statut de micro-entrepreneur. Cette flexibilité attire ceux qui veulent tester leur idée sans tout quitter, réduisant ainsi le risque perçu. Ces mutations modifient les besoins en formation, accompagnement et financement que les acteurs de l’écosystème doivent intégrer.
Quels secteurs et modèles économiques ressortent comme plus dynamiques et résilients
Le baromètre entreprendre met régulièrement en avant le numérique, qui continue d’attirer de nombreux créateurs grâce à des coûts de démarrage réduits. Les services aux entreprises (conseil, formation, marketing digital) affichent également une forte croissance, portés par l’externalisation croissante des fonctions support.
L’économie de proximité rebondit, notamment dans les métiers de bouche, l’artisanat et les services à la personne. Ces secteurs bénéficient d’une demande locale stable et d’un attachement renouvelé aux circuits courts. Certains métiers artisanaux traditionnels, comme la boulangerie ou la menuiserie, attirent même de jeunes diplômés en quête de concret.
Des modèles plus flexibles gagnent du terrain : le freelancing pour les professions intellectuelles, la franchise pour sécuriser un concept éprouvé, ou la micro-entreprise pour limiter la prise de risque initiale. Analyser ces tendances sectorielles vous aide à positionner votre projet au bon endroit et à ajuster votre proposition de valeur en fonction des dynamiques réelles du marché.
En quoi le baromètre éclaire l’impact des crises économiques sur entreprendre
Les différentes éditions montrent comment les crises sanitaires, énergétiques ou inflationnistes influencent les projets entrepreneuriaux. Pendant la période post-Covid, le baromètre a révélé deux mouvements contradictoires : certaines personnes ont retardé leur création par prudence, tandis que d’autres y ont vu une opportunité de se réinventer.
La crise sanitaire a notamment accéléré la digitalisation des projets et dopé les créations dans le e-commerce, la livraison à domicile et les services en ligne. À l’inverse, la restauration et l’événementiel ont subi un net recul temporaire des créations.
Plus récemment, l’inflation et la hausse des taux d’intérêt ont durci l’accès au crédit, frein désormais cité plus fréquemment dans les enquêtes. Ces données vous permettent de relativiser les conjonctures difficiles et d’identifier des fenêtres d’opportunité parfois contre-intuitives, comme l’essor des services d’économie pendant les périodes de restriction budgétaire.
Exploiter le baromètre entreprendre quand on est porteur de projet ou entrepreneur
Les chiffres n’ont de valeur que s’ils vous aident à décider plus lucidement. Que vous envisagiez de créer une entreprise, d’en développer une ou de la transformer, le baromètre entreprendre peut devenir un outil stratégique. Cette partie vous montre comment l’utiliser concrètement pour affiner votre projet, sécuriser vos choix et dialoguer avec vos partenaires.
Comment un porteur de projet peut utiliser le baromètre pour valider ses choix
Vous pouvez confronter votre idée aux données sur les secteurs dynamiques, les motivations et les freins observés. Si vous envisagez de créer dans un secteur identifié comme porteur par le baromètre, vous renforcez votre argumentaire auprès des financeurs. Inversement, si votre secteur apparaît en difficulté, cela ne signifie pas d’abandonner, mais plutôt d’affiner votre différenciation.
Le baromètre vous aide également à anticiper les obstacles. Si les données montrent que l’accès au financement constitue le premier frein dans votre région ou secteur, vous pouvez préparer un dossier plus solide ou explorer des solutions alternatives comme le crowdfunding ou les prêts d’honneur.
Concrètement, intégrez quelques chiffres clés du baromètre dans votre business plan. Mentionner que 35% des créateurs de votre secteur citent tel besoin non couvert légitime votre proposition de valeur. Le baromètre sert alors de base factuelle pour vos rendez-vous bancaires, vos échanges avec des mentors ou vos demandes de subvention.
Le baromètre entreprendre peut-il vraiment aider à anticiper les risques majeurs
Les données sur l’échec perçu, les difficultés de financement ou la solitude du dirigeant permettent de repérer les principaux risques. Par exemple, si le baromètre révèle que 60% des entrepreneurs citent l’isolement comme une difficulté, vous pouvez anticiper en rejoignant un réseau d’entrepreneurs dès le départ.
De même, si les chiffres montrent un taux d’abandon important dans les deux premières années pour votre secteur, vous pouvez renforcer votre trésorerie initiale ou prévoir un accompagnement plus long. En intégrant ces alertes dès la conception de votre projet, vous réduisez les angles morts et augmentez vos chances de réussite.
Ce n’est pas une boule de cristal, mais un miroir utile pour ne pas sous-estimer certains points de fragilité. Le baromètre vous évite de partir avec des œillères, en vous confrontant aux réalités vécues par des milliers d’autres créateurs.
Une anecdote révélatrice : quand un chiffre du baromètre change une stratégie
Il arrive qu’un simple indicateur déclenche un repositionnement d’offre. Un entrepreneur dans le secteur de la formation professionnelle a, par exemple, décidé d’ajouter une dimension 100% en ligne à son offre après avoir observé dans le baromètre que plus de 50% des créateurs recherchaient des formations flexibles et accessibles à distance.
Ce pivot, guidé par les données du baromètre entreprendre, lui a permis d’élargir considérablement sa cible géographique et d’augmenter son chiffre d’affaires de 40% en un an. Un autre cas concerne une créatrice dans l’artisanat qui, constatant la forte demande pour les circuits courts, a réorienté sa communication vers le local et le durable, générant un afflux de clients sensibles à ces valeurs.
Ces exemples montrent que les chiffres peuvent réellement transformer une trajectoire entrepreneuriale, à condition de savoir les lire et d’avoir le courage d’ajuster son projet en conséquence.
Utiliser le baromètre entreprendre pour piloter des politiques publiques et des dispositifs d’accompagnement
Pour les institutions, réseaux d’accompagnement, banques ou collectivités, le baromètre entreprendre est un outil d’aide à la décision. Il permet d’identifier les publics à soutenir, les zones en tension, les manques en accompagnement ou financement. Cette dernière partie montre comment passer de la lecture du baromètre à des actions concrètes au service des entrepreneurs.
Comment les collectivités et réseaux peuvent adapter leurs dispositifs grâce au baromètre
Les résultats mettent en évidence des besoins spécifiques selon les territoires, les âges ou les secteurs. Une collectivité territoriale peut, par exemple, constater que son territoire affiche un taux d’intention d’entreprendre élevé mais un passage à l’acte faible. Cela signale un problème d’accompagnement ou d’accès au financement qu’il faut corriger.
Les réseaux d’accompagnement comme les BGE, CCI ou chambres de métiers utilisent le baromètre pour ajuster leurs programmes de formation. Si les données révèlent un manque de compétences numériques chez les créateurs, ils peuvent développer des modules spécifiques sur le marketing digital ou la gestion en ligne.
En s’appuyant sur le baromètre entreprendre, ces acteurs gagnent en légitimité et en efficacité dans l’allocation de leurs ressources. Ils peuvent également mieux cibler leurs communications vers les publics sous-représentés, comme les femmes ou les habitants de zones rurales.
Pourquoi les banques et financeurs suivent de près ce type de baromètre
Les banques, fonds d’investissement et plateformes de financement participatif y trouvent des signaux sur la confiance, la demande de crédit et les secteurs porteurs. Ces informations nourrissent leurs politiques de risque et leurs offres dédiées aux créateurs.
Un établissement bancaire peut, par exemple, décider de lancer une offre spécifique pour les jeunes entrepreneurs après avoir constaté leur forte progression dans le baromètre. De même, un fonds d’amorçage peut réorienter ses investissements vers les secteurs identifiés comme résilients.
En retour, une meilleure compréhension des besoins réels des entrepreneurs facilite l’accès au financement. Les financeurs qui s’appuient sur le baromètre conçoivent des produits plus adaptés, réduisant ainsi le décalage entre offre et demande.
Comment articuler données du baromètre, terrain et retours qualitatifs des entrepreneurs
Le baromètre entreprendre donne une vision macro, mais il doit être complété par des témoignages et études de cas. Croiser les chiffres avec des retours de terrain permet de détecter des nuances, voire des angles morts des enquêtes.
Par exemple, un chiffre global peut masquer des disparités régionales importantes. Un accompagnateur local pourra affiner l’analyse en confrontant les données nationales à ce qu’il observe quotidiennement auprès de ses bénéficiaires. Cette articulation données quantitatives-qualitatives est essentielle pour concevoir des actions vraiment utiles.
Organisez des groupes de travail réunissant entrepreneurs, institutionnels et financeurs pour discuter des résultats du baromètre. Ces échanges permettent de transformer les chiffres en plans d’action concrets, adaptés aux réalités du terrain et aux besoins exprimés par les principaux concernés.
Le baromètre entreprendre constitue bien plus qu’une simple photographie statistique : c’est un outil stratégique pour les porteurs de projet comme pour les acteurs de l’écosystème. En comprenant sa construction, en identifiant les indicateurs clés et en croisant les données avec votre réalité, vous transformez ces chiffres en leviers d’action concrets. Que vous lanciez votre entreprise, accompagniez des créateurs ou pilotiez des politiques publiques, ce baromètre vous offre une boussole précieuse pour naviguer dans l’univers entrepreneurial français.
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